Côte d'Azur

Père fils pêche Côte d'Azur 3 jours

Trois jours père-fils dédiés à la pêche en Côte d'Azur. Spots, matériel à bord, techniques par espèce et conseils pour une vraie complicité.

Résumé

Trois jours de pêche en Côte d'Azur entre un père et son fils. Le programme couvre les spots de bord, la traîne au large et la pêche au calamar du soir. Pour deux, sur un bateau de 7 à 9 mètres motorisé.

J'ai fait ces trois jours avec mon fils l'an dernier, il avait quatorze ans. C'était l'année où on s'est dit qu'on allait moins se voir avec le lycée. On a embarqué un vendredi soir et on est rentrés le lundi midi, sans téléphone autre que la VHF et le GPS du bateau. C'est de loin une de mes meilleures sorties pêche.

Voici comment on l'a organisée, et ce que je referais ou non.

Le bateau et le matériel

Pour un week-end pêche père-fils, un bateau open de 7,5 à 9 mètres motorisé en hors-bord ou Z-drive est l'idéal. Plateforme de pêche à l'arrière, vivier à appâts, stockage frais pour les prises, sondeur correct.

Côté cannes, j'avais embarqué :

  • Deux cannes traîne 30-50 livres avec moulinets multiplicateurs
  • Deux cannes pêche en dérive 12-20 livres avec moulinets spinning
  • Une canne calamar dédiée avec turluttes
  • Un assortiment de leurres souples, leurres durs, plombs, hameçons
  • Une nasse à céphalopode pour les prises vivantes le soir

Pour mon fils, qui pêchait depuis quelques années mais sans grosse expérience en mer, j'avais privilégié des cannes plus courtes et plus légères. Le matériel doit correspondre au gabarit de l'enfant, sinon il se décourage vite.

Jour 1, embarquement et pêche au coucher du soleil

Embarquement vendredi en fin d'après-midi à Cannes. Pas de pêche le premier soir, juste l'installation, le dîner à bord et la planification de la journée du lendemain. On a passé deux heures à regarder les cartes, à identifier les spots à tester, à parler de stratégie. Cette préparation à deux, c'est ce qui crée le début de la complicité.

On est sortis vers 19 heures pour une pêche au calamar dans la baie de Cannes. Mouillage en limite de zone interdite, calamars sur les fonds sableux à 15-25 mètres. Turluttes lestées, animation lente, lumière de pont allumée pour attirer. Mon fils a eu son premier calamar de la sortie, environ 300 grammes. La fierté dans ses yeux, je m'en souviens encore.

Retour au mouillage vers 21 heures. Calamar à la planche, riz, salade. Une bière sans alcool pour lui, une coupe de rosé pour moi. Coucher tôt.

Jour 2, la grande traîne au large

Réveil à 5h30, café noir, départ vers 6 heures pour exploiter la fenêtre de calme du matin. Cap au sud-est, à 6 milles environ, sur les fonds sableux et rocheux qui sont des spots à thazards et bonites.

Mise à l'eau de quatre lignes en traîne entre 5 et 7 nœuds, leurres variés : cuillère ondulante, leurre rapala plongeant, plumes pour les bonites. Première touche au bout de quarante minutes, une bonite à dos rayé d'environ 1,5 kg. Mon fils a moulinet, je l'ai laissé gérer du début à la fin avec quelques conseils. Il a sorti la prise en 8 minutes, sans perdre.

Deuxième prise, un thazard de 4 kg, plus combatif. C'est moi qui ai pris la canne mais c'est mon fils qui a sorti le poisson au bout. On a alterné toute la matinée. Cinq prises au total, dont deux relâchées car trop petites.

Vers 11 heures, brise thermique qui se lève, on rentre vers la rade de Villefranche pour le déjeuner. Sashimi de bonite préparé sur place, juste pêchée, c'est une expérience que peu d'enfants vivent. Pause, sieste, baignade.

L'après-midi, pêche à la traîne plus côtière à la sortie de la rade. Quelques sars en pêche au plomb sur les fonds rocheux, rien de spectaculaire mais l'occasion de travailler la technique. Vers 18 heures, retour pour le dîner à bord à Villefranche.

Jour 3, pêche à la palangrotte et retour

Dernière journée plus calme. Petit-déjeuner tranquille, départ vers 9 heures pour les fonds rocheux entre Villefranche et le cap Ferrat. Pêche à la palangrotte, deux ou trois hameçons, appât crevettes ou tronçons de calamar.

C'est la pêche idéale pour conclure : on prend des sars, des labres, parfois des dorades. Mon fils a eu son premier sar de 600 grammes, qui avait la taille minimale pour la conserver. On l'a gardé avec fierté.

L'après-midi, retour tranquille vers Cannes en faisant une dernière mise à l'eau de leurres en traîne. Pas de prise mais peu importe, le programme a été riche.

Débarquement le lundi en début d'après-midi. On a posé tout le matériel sur le quai, fait le bilan : sept prises gardées, dix relâchées, zéro perte de matériel, zéro accroc majeur. Et surtout, trois jours sans écran, sans urgence, juste à pêcher et à parler.

Réglementation à connaître

La pêche de loisir en Méditerranée est réglementée. Les tailles minimales doivent être respectées :

  • Bonite à dos rayé, pas de taille minimale mais quotas
  • Thazard, pas de taille minimale officielle
  • Sar commun, 25 cm minimum
  • Dorade royale, 20 cm minimum

Le marquage des prises est obligatoire pour certaines espèces. Renseignez-vous sur la réglementation locale en vigueur, elle évolue. Le quota de capture journalier est généralement de 5 kg par pêcheur, sauf prise unique de plus de 5 kg.

Les zones de réserve marine interdisent la pêche, vérifiez les cartes. Les Lérins, certaines portions du cap Ferrat, le secteur de la Veyron sont sous protection partielle ou totale.

Sécurité et bonnes pratiques

Le port du gilet est obligatoire en navigation, et fortement conseillé en pêche depuis le bord du bateau. Les hameçons sont coupants, conservez une trousse de premiers secours adaptée. Une pince coupante pour les hameçons profondément engagés est indispensable.

Pour la dépêche, soyez efficaces et respectueux. Une prise relâchée doit revenir à l'eau rapidement, sans manipulation excessive. Une prise gardée doit être rapidement et proprement abattue, conservée en glace.

Côté budget

Location bateau open 8 mètres motorisé en Côte d'Azur trois jours, 1 500 à 2 500 euros. Carburant 250 à 400 euros selon les distances et les vitesses. Place de port 60 à 120 euros la nuit. Appâts et matériel d'appoint 100 à 200 euros. Provisions et restaurants pour deux, 200 à 350 euros.

Ce qui a fait la différence

Pas de pression sur les prises. On était là pour pêcher, pas pour battre un record. Quand on n'a rien pris pendant deux heures, on a parlé, on a écouté, on a regardé l'horizon. C'est ça qui crée la complicité, pas le poisson lui-même.

L'autonomie de mon fils sur certaines tâches : préparation des lignes, gestion d'une prise, nettoyage du matériel. Je l'ai laissé faire, quitte à être moins efficace. Il en est rentré grandi.

Une liste BoatMap des spots, des points de mise à l'eau et des règlements en vigueur reste utile pour préparer ce type de sortie et la garder en mémoire pour la prochaine.

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