Résumé
En 2026, la taille minimale du bar reste fixée à 42 cm en Atlantique nord et Manche, 36 cm en Méditerranée. Les plaisanciers peuvent conserver 2 bars par jour et par pêcheur en zone nord (ICES 4b, 4c, 7a, 7d à 7h) du 1er mars au 30 novembre. La règle du marquage immédiat de la queue reste obligatoire au-delà de la mise à l'eau du poisson.
Le bar européen (Dicentrarchus labrax) est encadré par le règlement européen sur les possibilités de pêche, transposé par arrêté ministériel chaque hiver. Les arbitrages 2026 ont été publiés fin décembre 2025 au Journal officiel. Voici ce que ça change concrètement à bord.
Atlantique nord et Manche : le créneau qui compte
En zones CIEM 4b, 4c, 7a et 7d à 7h, le bar peut être prélevé du 1er mars au 30 novembre, à raison de 2 spécimens par jour et par pêcheur, taille minimale 42 cm. Janvier et février restent en catch and release strict, pas un poisson dans la glacière. Décembre, idem.
Le marquage est obligatoire dès la conservation : ablation immédiate de la partie inférieure de la nageoire caudale. Sans ce marquage, le bar est considéré comme destiné à la vente, ce qui est interdit aux plaisanciers.
Atlantique sud : zones 8a et 8b
Sur la façade Aquitaine et sud Bretagne (CIEM 8a, 8b), la limite reste 2 bars par jour, 42 cm, du 1er février au 31 décembre. La fenêtre est plus large qu'au nord, mais les avis CIEM tendent vers une réduction des prélèvements dans les années à venir. Les 4 prises tolérées certaines années sont du passé : on est revenu à 2 depuis 2023.
Méditerranée : un autre régime
En Méditerranée (zone GFCM), le bar n'est pas soumis au quota européen Atlantique. La taille minimale reste 36 cm, sans limitation journalière nationale spécifique au plaisancier. Le poisson est moins ciblé qu'en Atlantique, sauf dans les étangs languedociens et autour des estuaires rhodaniens.
Pour les pêcheurs des Calanques ou de Provence, le calendrier annuel de la pêche plaisance reste lisible et stable. Voir le calendrier 2026 pour les autres espèces réglementées.
Marquage, déclaration, contrôles
Trois points souvent négligés.
D'abord le marquage : il s'effectue sur le poisson destiné à être conservé, pas sur celui qui sera relâché. Couper la caudale avant photo n'est pas obligatoire mais devient une habitude saine.
Ensuite la déclaration : depuis 2019, le bar fait partie des espèces déclarables via l'application FishFriender ou les carnets de pêche papier des fédérations. Peu de plaisanciers le font, les contrôles s'intensifient pourtant.
Enfin le matériel : la pêche au vif reste autorisée, le chalutage évidemment interdit, et la pêche depuis le bord est soumise aux mêmes règles que depuis un bateau.
Ce qu'on retient pour 2026
Pas de bouleversement. Les fenêtres et tailles reprennent celles de 2025. Le vrai sujet 2026, ce sont les zones de cantonnement saisonnier (frayères) qui restent fermées de janvier à fin avril sur plusieurs secteurs côtiers, notamment golfe de Saint-Malo et baie de Quiberon. Vérifier l'arrêté préfectoral local avant chaque sortie reste la base.
Pour préparer vos sorties bar et garder vos prises légales, l'app BoatMap embarque les périodes et tailles à jour par espèce et par façade.
