Résumé
Le stand-up paddle au départ d'un bateau au mouillage est l'une des activités annexes les plus simples à mettre en place. Il faut une planche gonflable bien rangée, un leash relié à la cheville, un gilet de flottaison aux normes, et une connaissance du courant local. Cinq minutes suffisent pour préparer la sortie.
Le choix de la planche
Pour le bateau, la planche gonflable s'impose. Une planche rigide prend trop de place et risque de rayer le pont. Le gonflable se range dans un sac à dos (1 m sur 35 cm une fois plié) et tient dans un coffre.
Trois tailles courantes :
- Allround 10 à 11 pieds : la polyvalente, stable et facile pour la balade
- Touring 12 pieds 6 : plus rapide pour les longues distances, moins maniable
- Race 14 pieds : pour les confirmés, instable mais glissante
Pour un usage en bateau-mère, l'allround 10 ou 11 pieds est le meilleur compromis. Tout l'équipage peut l'utiliser, du débutant à l'amateur.
Le matériel obligatoire
L'équipement minimum :
- Planche en bon état, bien gonflée (15 PSI typique)
- Pagaie ajustable à la taille du rider
- Leash de cheville ou de mollet, en bon état
- Gilet de flottaison aux normes ou ceinture banane
- Sifflet ou moyen de signalisation sonore
Le leash est le point critique. Il relie le rider à la planche en cas de chute. Sans leash, la planche dérive plus vite que le nageur ne peut nager. Avec leash, le rider remonte sur sa planche en quelques secondes.
Le départ depuis le bateau
Mettez la planche à l'eau depuis l'arrière, attachez le leash, descendez sur la planche en commençant à genoux. Une fois stabilisé, levez-vous progressivement, pieds parallèles écartés à largeur d'épaules.
L'erreur classique consiste à se lever trop vite et tomber dans l'eau ou contre la coque. Prenez 30 secondes pour vous installer à genoux avant de monter.
Gestion du courant
C'est la principale zone de danger en bord de mer. Le rider qui part avec le courant le sent à peine, mais doit ensuite remonter contre lui pour rentrer. Si le courant dépasse 2 nœuds, le retour devient compliqué et fatigant.
Avant de partir, observez la dérive du bateau au mouillage : si la chaîne tire fort, c'est qu'il y a du courant. Pagayez d'abord en remontant le courant, et profitez de la descente au retour. Cette discipline évite la galère du retour à contre-courant.
Le vent
Le vent est l'autre piège. Une planche de paddle a une grande surface au vent. Au-delà de 12 à 15 nœuds, le retour devient physique. Au-delà de 20 nœuds, c'est carrément dangereux pour un débutant.
Si le vent monte pendant la session, asseyez-vous ou allongez-vous sur la planche pour réduire la prise au vent, et pagayez en retour. La position couchée fait gagner 30 pour cent sur la vitesse de retour par vent contraire.
La sécurité
Quelques règles simples :
- Ne jamais s'éloigner du bateau sans annoncer l'itinéraire
- Garder une VHF portative ou un téléphone étanche pour les longues sorties
- Vérifier le sifflet et le leash avant chaque sortie
- Rentrer avant la nuit, le rider en paddle est peu visible des autres bateaux
Pour les sorties seules, partez toujours avec un compagnon en paddle ou prévenez l'équipage à bord. Donnez un horaire de retour et tenez-le.
Le rangement à bord
Une fois la session finie, rincez la planche à l'eau douce si possible (un seau d'eau douce suffit), séchez-la, dégonflez et roulez bien serré pour qu'elle rentre dans le sac.
La pagaie démontable se range dans son sac dédié. L'aileron de la planche peut être démonté pour gagner de la place. Tout doit tenir dans un coffre ou un panneau de pont, pas sur le bord en plein soleil.
Cadre légal
Le paddle est classé comme engin de plage en France. Au-delà de 300 m de la côte, il devient un bateau et doit avoir un équipement réglementaire. Pour la pratique au départ d'un bateau-mère, restez dans une zone proche du mouillage et respectez les balisages des zones de baignade.
Pour préparer
Pour identifier les anses calmes avec courant modéré et abri du vent thermique, BoatMap croise mouillages, courants et bulletins côtiers sur la zone choisie.
