Résumé
Cinq épaves de Bretagne Sud connues des plongeurs loisirs : profondeurs entre 18 et 42 m, autorisations particulières pour deux d'entre elles. Saison favorable de mai à septembre, visibilité moyenne 6 à 12 m. Toutes accessibles depuis Lorient, Vannes, Belle-Île ou Étel par bateau privé ou club.
Le Wild Wave (Quiberon)
Cargo britannique sabordé par une mine en 1917, posé par 32 m de fond à 4 milles au sud de la presqu'île de Quiberon. Long de 90 m, coque éventrée mais structure encore lisible. Plongée niveau 2 minimum, palanquée recommandée à 4 maximum. Visibilité variable, courant modéré sur l'étale. Accessible depuis Port-Maria ou La Trinité-sur-Mer en 35 minutes au moteur.
Le Maria Stella (baie de Quiberon)
Trois-mâts goélette français coulé en 1893 par mauvais temps, posé par 18 m. Site facile, fréquenté par les écoles de plongée locales. Vestiges du gréement, ancres en place. Le bois s'est progressivement effacé, le matériel ferrique reste visible. Niveau 1 accepté en accompagnement.
Le SS Edouard Quesnel (Étel)
Cargo de 86 m torpillé par un sous-marin allemand en juin 1943, posé par 38 m au nord-ouest de la barre d'Étel. Site impressionnant, ponts encore identifiables, hélice en place. Plongée niveau 3 minimum, recommandée par mer plate uniquement. Courants violents au flot, n'y allez qu'à l'étale haute, fenêtre 35 minutes.
Accès depuis Étel délicat : la passe entre les bancs de sable de la barre n'est franchissable qu'à mi-marée montante. Sortie depuis Lorient plus rationnelle malgré la distance.
Le Vanlene (large de Belle-Île)
Cargo grec coulé en 1996, posé par 42 m à 8 milles au sud de Belle-Île. Une des épaves récentes les plus lisibles de Bretagne Sud. Cale ouverte, passerelle visitable, faune abondante (congres, dorades, vieilles). Plongée niveau 3, surveillance courant obligatoire.
Accès depuis Le Palais ou Sauzon. Comptez 50 minutes au moteur. Vérifiez la météo finement, la zone reste exposée à la houle de SW.
Le Carmania II (golfe du Morbihan)
Vapeur côtier coulé en 1966 dans 22 m d'eau, près de l'île d'Houat. Site protégé, demande d'accès au DRASSM (Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques) à formuler pour les groupes. Coque retournée, manomètres et tuyauteries en place. Niveau 2 minimum.
Conditions générales et réglementation
La pêche aux artefacts est strictement interdite sur toutes les épaves bretonnes. Les sites datant d'avant 1900 relèvent du patrimoine archéologique sous-marin et nécessitent une autorisation du DRASSM. Les épaves modernes posées sur le domaine public maritime restent accessibles librement à la plongée d'observation.
Pour la sécurité, planifiez :
- Plongée à l'étale (montant ou descendant) sur les sites profonds
- Bouée de palier obligatoire au-delà de 25 m
- Communication VHF avec un bateau surface en équipe complète
- Carnet de plongée à jour pour le club ou le bateau d'accueil
Saison et visibilité
Mai et juin offrent la meilleure visibilité (souvent 10-12 m) avant les grandes proliférations planctoniques. Juillet-août, la visibilité tombe à 5-7 m mais la température (18 à 20 degrés vers 25 m) rend la plongée plus agréable. Septembre-octobre, retour de la transparence. Hors saison, la fréquentation chute mais la mer formée empêche souvent la sortie au large.
Préparer sa sortie
Les clubs de Lorient (Subaqua Lorient), Quiberon (Atlantique Plongée) et Le Palais (Belle-Île Plongée) organisent des sorties hebdomadaires sur ces sites de mai à septembre. Tarif moyen 60 euros la plongée bouteille comprise, 90 euros pour les sites profonds.
L'app BoatMap permet de planifier vos sorties bateau vers les zones de plongée bretonnes en croisant marées, météo et fiches mouillage proches des sites.
